DECAMERON

OPERA

Dans un chaos généralisé d’une violence chaque jour plus insoutenable menant les foules à tous les extrémismes, nos sociétés s’écroulent et le monde éclate de tous côtés. Comme tout retour en arrière sera impossible, qu’on ne peut rien faire autre chose de d’aller de l’avant, plus que jamais continuons à nous rassembler, à nous raconter, à nous relier, à faire société, à nous inventer de nouvelles familles, à affûter nos armes pour affronter ce qui se passe dehors, ce qui nous attend encore devant.

Par armes, nous entendons mots et notes et rêves, corps et voix déployés et oser aimer encore.

En tant qu’artistes, nous avons eu l’envie, utopiste et poétique, d’oser penser un spectacle comme un remède, comme un acte de résistance pour continuer d’y croire malgré tout, comme s’autorisent à le faire les fous, les poètes, les inventeur·ice·s de lendemains.

Dans la tourmente, Boccace nous convie à jouer, à chanter, à raconter des histoires, pour « s’immuniser», pour ragionare (raisonner), pour sublimer l’opacité et les difficulté de son temps. A la noirceur de la souffrance, à l’incertitude et au désordre, il oppose la beauté de la création, la nécessité de survie.

Nous avons imaginé le Décameron comme une oeuvre totale, multi-sensorielle, poétique et politique, traversant les siècles, dépassant les modes, ancrée dans notre époque et s’adressant à nos contemporain·e·s. Le rêver sur le mode de l’opéra, c’est à dire en s’offrant un horizon large, traversant les siècles, dépassant les modes, et néanmoins ancré dans notre époque, s’est imposé.

C’est avec cette conscience que nous avons revisité ce chef d’oeuvre, en développant une méthodologie de travail propre où les arts s’imbriquent les uns dans les autres et où le projet grandit, porté par tous les intervenant·e·s qui le composent.

Par le mouvement, la croisée des styles, l’entrechoquement des langues, oser rencontrer nos fragilités qui sont probablement l’essence de notre humanité. Rencontrer le public, non pas en lui faisant la démonstration de nos talents, mais bien en l’invitant à vibrer ensemble.

Le monde est mort, vive le monde. Quelle sera notre Renaissance à nous? Quels phénix surgiront de ces cendres ?

équipe et casting

Musique | Matteo Franceschini
Livret | Stefano Simone Pintor d’après “Il Decameron” de Giovanni Boccaccio
Direction musicale et études musicales | Bianca Chillemi
Mise en scène | Caroline Leboutte
Dramaturgie | Matteo Franceschini, Caroline Leboutte et Stefano Simone Pintor
Scénographie et costumes | Aurélie Borremans
Chorégraphie | Fatou Traoré
Éclairages | Nicolas Olivier
Assistante mise en scène | Roxane Lefevre
Assistante costumes | Rita Belova
Avec: | Charlotte Avias, Clara Barbier-Serrano, Elena Caccamo, Mathieu Dubroca, Hélène Escriva, Elena Olga Groppo, Robin Kirklar, Laure Magnien, Laura Muller et Kenny Ferreira
Production| Opéra Grand Avignon, avec le soutien du GMEM – Centre National de Création Musicale de Marseille, Institut Culturel Italien de Marseille, Petit Palais Diffusion, Fonds de création lyrique (fcl), la culture avec la copie
Commande | Opéra Grand Avignon, aide à la composition musicale du Ministère de la Culture et de la DRAC Provence-Alpes-Cpte d’Azur
Éditions | Casa Ricordi
7 et 8 mars 2026
12 et 13 juin 2026

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caroline leboutte
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